post-title L’accouchement et le rôle de la mère http://www.babymag.be/wp-content/uploads/2017/03/droits-grossesse-accouchement.jpg May 12, 2017 yes no Posted by
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L’accouchement et le rôle de la mère
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L’accouchement et le rôle de la mère

Ce que devez faire la femme

C’est pendant cette phase que vous aurez pu participer activement à la naissance de votre enfant. Vous savez comment les contractions volontaires du diaphragme et des muscles abdominaux pouvaient aider les contractions involontaires de l’utérus à expulser l’enfant. Pour synchroniser les contractions que vous commandez et celles que vous subissez, voici comment vous procéderez.

La contraction s’annonce : mettez-vous dans la meilleure position pour pousser. Couchée sur le dos, les jambes pliées, ramenez les genoux vers le ventre, écartez les cuisses largement, le poids du corps reposant sur les muscles fessiers. Relâchez bien le périnée. Faites une bonne respiration complète.

La contraction commence : bouche fermée, inspirez profondément en gonflant la poitrine. Arrivée au sommet de l’inspiration, retenez votre souffle. Puis contractez fortement vos muscles abdominaux à partir du creux de l’estomac, pour appuyer le plus possible sur l’enfant et le pousser en avant, tout en vous efforçant de garder le périnée bien relâché. Pour vous aider à pousser, saisissez de deux mains vos cuisses ou les poignées du lit, et tirez sur vos mains. En même temps, soulevez la tête. Si vous n’arrivez pas à retenir votre souffle aussi longtemps que dure la contraction, reprenez rapidement une bouffée d’air, bloquez de nouveau votre souffle, et continuez à pousser jusqu’à la fin de la contraction.

La contraction est passée : vous venez de fournir un violent effort ; il faut que vous fassiez maintenant une respiration profonde en inspirant et en expirant largement. Entre deux contractions : relâchement musculaire pour récupérer vos forces, et respiration normale. Allongez jambes et bras, et adoptez la position la plus confortable.

Si vous opérez correctement ces mouvements, vous aiderez grandement l’utérus à expulser rapidement l’enfant. De toute façon, vous avez à côté de vous votre médecin qui suit centimètre par centimètre la progression de l’enfant. Il vous indiquera lui même à quel moment pousser et à quel moment vous détendre.

Lorsque, après dix ou douze grandes contractions, la tête sera prête à franchir la vulve, le médecin vous demandera de ne plus pousser, mais au contraire de vous décontracter le plus possible. Pourquoi ? Parce que si vous continuiez à pousser, la tête sortirait trop rapidement, ce qui risquerait de provoquer une rupture du périnée.

Pour ne pas pousser, ouvrez la bouche et haletez, comme un chien essoufflé. Vous verrez qu’il est impossible de respirer de la sorte et de pousser en même temps. Gardez la même position qu’auparavant, jambes repliées sur le ventre et cuisses largement écartées, mais posez la tête sur l’oreiller pour vous reposer et lâchez les poignées que vous teniez : vous n’avez plus d’effort à faire, au contraire.

Voici donc ce que vous devez faire pendant l’expulsion. Si vous comparez ces recommandations avec celles qui vous ont été données pour la première phase, celle de la dilatation, vous remarquerez que :

  • pendant la dilatation, vous devez respirer superficiellement pour éviter que le diaphragme ne presse sur l’utérus ;
  • pendant l’expulsion, il faut au contraire respirer profondément pour abaisser le diaphragme au maximum et le faire presser sur l’utérus de haut en bas.
  • Puis retenir le souffle pour que cette pression soit maintenue ;
  • lorsque vous devez pousser, il faut fermer la bouche ; lorsqu’il ne faut plus pousser il faut au contraire l’ouvrir ;
  • il faut vous détendre pendant la contraction au cours de la dilatation, et entre les contractions au cours de l’expulsion.

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